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Aux origines des arts martiaux chinois
Rendus clbres en Occident par Bruce Lee et connus sous le nom de Kung Fu, les arts martiaux chinois trouveraient leurs racines en 5000 avant Jsus Christ, avec des techniques de combats importes d'Inde.
04/09/2007


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Les plus anciennes traces archologiques remontent l'poque de Huang Di, l'Empereur jaune, en 3000 avant notre re, mais la premire codification d'une discipline attendra -2000 avec le Shuai-jiao (aussi connu sous le nom de lutte Chinoise) l'un des anctres du Judo et du Ju Jitsu japonais.

Bodhidharma et le Temple Shaolin

Pour beaucoup, le rel pisode fondateur du Kung Fu (ou Wushu en Chinois mandarin) reste la venue d'un moine indien, Ta Mo (futur Bodhidharma), au temple Shaolin (temple de la jeune fort). Venu pour dvelopper le Bouddhisme Chan en Chine, il va enseigner des techniques de mditation, mais aussi des exercices physiques et des techniques de combats pour amliorer la sant des moines et les rendre moins vulnrables hors du monastre.

Un millnaire plus tard, le noble Chueh Yan, aid de plusieurs autres experts martiaux, allait amliorer la Boxe Shaolin avec la cration de nouvelles techniques (une centaine) rparties dans les styles du Tigre, de la Grue, du Lopard, du Serpent et du Dragon. Le principal courant du Kung Fu venait de franchir le pas qui allait le rendre lgendaire et prdominant dans les arts chinois.

Si l'pisode du Mont Shaolin a lanc l'histoire des arts martiaux chinois dits externes (waigong), c'est au Mont Wudang qu'il faut chercher l'origine communment accepte des arts internes (neigong) dans lesquels on classe souvent le Taiji Quan.

Wudang, l'autre montagne mythique des arts martiaux chinois

Situ au nord-ouest de la province du Hubei, la montagne est l'un des principaux centres du culte taoste. Une vnration de Zhen Wu (le guerrier vritable) et de Xuan Di (l'Empereur sombre) s'y est notamment dveloppe sous la dynastie des Song (960 1279 aprs J.C.). Ce serait le taoste Zhang Sanfeng, bas au Mont Wudang, qui aurait cr le Taiji Quan dans sa forme originelle.

L'histoire se prsente ainsi : Un jour que l'ermite Zhang SanFeng tait la fentre de sa hutte sur le mont WuDang, son attention fut attire par le cri trange d'un oiseau. Se penchant, il vit une pie effraye descendre d'un arbre au pied duquel se trouvait un serpent. Un duel s'en suivit, et la pie fut vaincue par le serpent, ce dernier combattant en souplesse et avec des dplacements curvilignes. Zhang SanFeng comprit alors la suprmatie de la souplesse sur la rigidit, l'importance de l'alternance du Yin-Yang et d'autres conceptions qui ont form la base du TaiJiQuan. C'est la suite de cet incident qu'il labora le Taiji Quan, application des principes du Taiji. (source : Taiji Quan, art martial et technique de longue vie, de Catherine Despeux)

Une autre version, plus simpliste, estime que Zhang aurait reu la connaissance du Taiji Quan en rve de la part de l'Empereur sombre Xuan Di : Une nuit, Zhang Sanfeng reut en rve de l'Empereur Noir (Xuandi) une mthode de combat mains nues ; le lendemain au rveil, il put lui seul tuer plus d'une centaine de bandits. Cette seconde version s'inscrit dans la thorie d'un Taiji Quan qui n'aurait pas t cr par Zhang mais retrouv partir d'un temps ancien mythique.

Les alas de l'histoire

Cet aspect presque surnaturel colle d'ailleurs aux arts martiaux chinois quelque soit le style et l'origine. Cependant, l'histoire a plusieurs fois failli enfouir ces trsors chinois dans l'oubli.

En 1662, l'invasion de la Chine par les Mandchous aurait pu mettre un terme l'histoire de Shaolin. Le nouvel empereur, Kang Xi, de la dynastie Qing, dcida de prvenir une ventuelle rvolte des moines en dtruisant le temple. Selon la lgende, cinq moines (les cinq anctres), et quelques uns de leurs disciples sont parvenus s'enfuir. Parmi eux se trouvait la nonne Ng Mui, seule femme parmi les cinq anctres, et qui allait crer le Ving Tsun.

Ainsi donc survcu la Boxe de Shaolin, laquelle allait se dvelopper et se diversifier avec la cration de nombreuses socits secrtes, dont la Triade, ayant pour objectif de rtablir la dynastie Ming.

La renaissance grce un japonais

Cette aspiration allait mener la rvolte des Boxers en 1900, laquelle s'achevait dans un bain de sang, les artistes martiaux ayant d affronter des armes modernes munies d'armes feu. Les arts de combat chinois, avec la mort de nombreux experts, venaient de subir un cuisant chec et risquaient une nouvelle fois de s'teindre...

Cependant, c'est grce un... japonais qu'ils durent leur renaissance. Jigoro Kano, en fondant le Judo en 1882, remis au got du jour la pratique des arts martiaux, sa discipline tant mondialement connue dbut XXe. Son soutien permit aux diffrents Budo japonais (Karat, Akido...), mais aussi aux autres arts asiatiques dont le Kung Fu Wushu de se dvelopper nouveau.

Mais avec l'arrive au pouvoir des communistes en 1949, beaucoup de grands matres vont tre perscuts et obligs de fuir vers Tawan, Hong Kong ou encore Singapour. Le rgime communiste allait dvelopper une nouvelle forme de Wushu, base sur les acrobaties ou la gymnastique et ayant perdu son ct martial. Cette forme prdomine encore aujourd'hui en comptition sous l'appellation de Wushu moderne. Cependant, l'aspect authentique des origines refait petit petit surface en raison de l'intrt qu'il suscite chez beaucoup de pratiquants.

La finalit : atteindre la perfection

Fortement imprgn par la philosophie taoste, les arts martiaux traditionnels chinois, soit avant leur volution sportive, comportaient deux grands objectifs : faire du pratiquant un guerrier redoutable, et surtout lui permettre de s'lever spirituellement. De ces deux finalits sont ns les styles dits externes (dveloppant la force musculaire) et internes (dveloppement de l'nergie interne ou Qi) lesquels dsignent couramment les deux grandes tendances dans les arts martiaux chinois.

Une troisime existe nanmoins : le sans forme, o se revendiquent des disciplines telles de Yi Quan, mais aussi le Taiji Quan. L'Akido japonais pourrait tre class dans cette catgorie s'il tait d'origine chinoise. La meilleur faon de dfinir le sans forme est l'expression naturelle du corps travers l'alliance parfaite de l'externe et de l'interne, soit l'objectif que doit poursuivre tout pratiquant quelque soit sa discipline.

A voir : Le Taiji Quan, la fiert suprme des arts martiaux chinois


Nicolas Jucha

   



A lire galement :

Le Taiji Quan, la fiert suprme des arts martiaux chinois (28/08/2007)
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