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Société
Guandi, héros légendaire, célébré à l'île de la Réunion
Durant une semaine environ, Saint Denis de la Réunion fête son dieu. Gastronomie, littérature et culture sont de la partie. Durant cette semaine, il est possible de s'imprégner de la culture chinoise sur tous les plans.
31/10/2007
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Héros légendaire de la Chine antique, ce guerrier est devenu un culte pour les réunionnais d'origine chinoise. Un bon nombre de manifestations et de festivités célèbrent l'anniversaire de Guandi, le vingt-quatrième jour du sixième mois lunaire. Né en 160 après Jésus Christ durant la dynastie Zhou, Guandi devient un héros légendaire. Son combat contre les Turbans rouges le précipite sur le devant de la scène. D'ailleurs son amitié avec Lui Bei, futur empereur du Sichuan, va faire de lui le gouverneur de Jing Zhou. Les Turbans rouges est un rassemblement d'individus mécontent du gouvernement qui s'est rebellé contre l'Empire. Ceux-ci vont perdrent face à Guandi et Lui Bei mais ils reviendront plus tard. Il a aussi rencontré Zhang Fei, un riche boucher et marchand de vin, tous trios firent un serment de vie et de mort et de fidélité. Fasciné par sa personnalité et ces qualités, Cao Cao, le premier ministre de la dynastie Han, souhaite avoir à ces côtés Guandi. Mais celui-ci ne voulant pas trahir son serment vis-à-vis de Lui Bei, refuse. A ce refus, Cao Cao le fera emprisonné après sa victoire face au gouvernement de Suzhou. De son vrai Guanyu, il est le symbole de l'intelligence, de l'audace et de l'humanité. Guandi est surtout vénéré pour ces huit vertus traditionnelles qui sont la générosité, la sincérité, la fidélité, la capacité de convaincre et de susciter la confiance des gens, son rôle de bon samaritain auprès du peuple, l'humanité et la bravoure. Cependant il a d'autres qualités qui font de lui un être exceptionnel, tellement exceptionnel qu'il devient un dieu. Ce héros devient le dieu des lieux vers le 6ème siècle après Jésus Christ. C'est la religion bouddhiste qui le fait entré dans le panthéon des dieux où il devient le protecteur des temples et des monastères. Sa personnalité et ses qualités sont célébrées et vénérées par les chinois de l'île de la Réunion et d'ailleurs. De plus, phénomène interculturel, la fête du Guandi intéresse en plus des réunionnais d'origine chinoise, les réunionnais en général et les touristes de passage. Présents depuis plus d'un siècle et demi sur l'île, ils représentent entre 3 et 5% de la population réunionnaise. Réelle mixité culturelle à la Réunion, la célébration de Guandi se fait dans un esprit de bonne entente et de convivialité. Le culte de Guandi persiste depuis sa disparition en 220 ap. J.-C. Ses qualité confucéennes lui ont permis d'obtenir posthume le titre de « brave et fidèle marquis » mais aussi de « duc fidèle et loyal » au 12ème siècle ap. J.-C. par l'empereur Hui Zong. D'autre part, l'empereur Hui Zong, introduit son culte dans la religion officielle et le décrit comme étant un « prince brave et un messager de la paix ». Présent dans la religion, il l'est aussi dans la littérature, il est le héros de « L'histoire romanesque des Trois Empereurs » sous la dynastie des Yuan. Au 16ème siècle l'empereur Shizong décide que le treize du cinquième mois (soit le 13 mai) serait le jour anniversaire de Guandi. Constamment en évolution, le culte du Guandi devient définitif en 1954 quand l'empereur Wan Li, fait de lui le « dieu qui aide le ciel et protège l'empire ». Fort de sa popularité, même les Mandchous célèbre Guandi comme dieu de la guerre, du fait de son passé de guerrier. Fait étrange, mais prouvant son importance dans la religion chinoise, il est nommé dieu des lettrés et « dieu qui soumet les démons ».
Céline Tabou
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