Accueil >
La Chine en colère contre les proches du Dalai Lama
De nombreux pays occidentaux ont rencontrés le Dalaï Lama provoquant la colère des autorités chinoises. Pékin pense que les pays étrangers veulent s'immiscer dans la politique intérieur du pays, car ceux-ci donnent foie aux paroles du chef spirituel tibét
29/07/2008
|
Les plus grands dirigeants de la planète ont rencontrés le Dalaï Lama notamment Angela Merkel, chancelière allemande, Georges W. Bush, président américain, Nicolas Sarkozy, président français et dernièrement, le présidentiable des USA John Mc Cain. Certaines entrevues étaient prévues bien avant les émeutes de Lhassa malgré la décision de certains pays occidentaux de refuser ou de minimiser la venue du chef spirituel dans leur pays. En France, le président Nicolas Sarkozy a attendu que la situation au Tibet s'améliore pour décider ou non d'aller à l'ouverture de la cérémonie des Jeux Olympiques à Péjin, le 8 août. Les réactions des Chinois à la venue du président français à Pékin sont mitigées entre réjouissance et agacement. De plus, cette décision a été accueillie avec enthousiasme par le président chinois, Hu Jintao, qui la juge "correcte". Malgré tout, l'ambassadeur chinois en France, Mr Kong Quan a menacé le pays de représailles, si elle acceptait de rencontrer le Dalaï Lama. En dépit de ces mises en garde, la rencontre entre le chef de l'état français et le chef spirituel tibétain a été prévue bien avant les émeutes de Lhassa et devrait se dérouler du 12 au 23 août 2008. En réponse aux menaces du gouvernement chinois, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il accueillerait le Dalaï Lama et que Pékin n'avait pas à décider de son agenda. Le président calque sa décision sur celle d'Angela Merkel qui s'est entretenu avec le Dalaï Lama en mai 2008. De son côté, Georges Bush a accepté d'assister à la cérémonie d'ouverture des J.O. Hu Jintao l'a remercié de ne pas mélanger politique et sport. Cependant, il a rendu hommage, ce mois-ci, au Dalaï Lama et aux moines bouddhistes. Le discours du président américain a agacé les autorités chinoises qui vont là un besoin des États Unis d'entrer dans la politique intérieur du pays. Après la confirmation de la venue du président américain aux jeux et son discours sur le courage du Dalaï Lama, le présidentiable John McCain s'est entretenu avec le chef spirituel de manière informel pour ne pas contrarier Pékin. Sur le même ton que son président, John McCain a qualifier le chef spirituel d'héros et de modèle. La Chine a de nouveau déclaré qu'il était nécessaire à la communauté internationale de voir le vrai visage du Dalaï Lama, à savoir un dissident cherchant à détruire la stabilité du pays. Malgré la rencontre entre les représentants chinois et tibétains, les relations entre les deux pays ne se sont gère améliorées.
Céline Tabou
Lire les autres brèves
|